Gradus ad Parnassum - Cours d'écriture musicale
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Unité 9.1 - La septième diminuée

Rappels et approfondissements sur la septième diminuée, déjà entrevue dans le Chapitre 1.

- 1:15 : repérages, reconnaissance des septièmes diminuées ;
- 8:40 : la septième diminuée et ses renversements , leur mise en relation avec les états de la septième de dominante ;
- 16:50 : les trois notes à mouvement obligé, leur résolutions ;
- 30:15 : la réalisation de l' accord, son enchaînement à l'accord de tonique ;
- 41:00 : la septième diminuée placée sur la "sensible " de dominante, la notion d'emprunt.

10 commentaire(s)

Par Sylvie, écrit le 30/04/2016 à 16h05
Bonjour Monsieur Fabre,
Merci bien encore pour la très grande clarté de vos cours qui introduisent progressivement les différentes notions dont tout étudiant a besoin.
Je n’ai pas de question au sujet de la septième diminuée. Cependant je voudrais vous poser une question pratique au sujet de l’octaviation ou de la régistration à moins qu’il ne s‘agisse
d’un autre sujet.
Je possède un très beau clavier arrangeur capable de produire de très beaux sons d’instruments classiques (par exemple un quatuor à cordes).
Je viens de lui rajouter un pédalier de 1,5 octaves (Midi).
1)
Je prends par exemple une version simplifiée pour débutants et niveau intermédiaire pour le piano « Nimrod » de E. Elgar.
Dans ma partition le morceau est en Mib majeur. Quand j’accompagne les premières notes de ce morceau qui commence par l’accord de tonique en Mib et que je joue la tonique basse au pédalier, cette basse donne une profondeur impressionnante.
J’ai l’impression de passer du quatuor à corde à la musique de chambre…
Ma question est la suivante : comment puisse-je choisir l’accompagnement de cette musique au pédalier ? Par exemple quand je constate la présence d’un accord 7ieme de dominante, dois-je choisir de jouer le Sib au pédalier ?
Le pédalier doit-il toujours jouer la basse de l’accord ? La fondamentale de l’accord ?

2)
Je prends un autre exemple de morceau que j’adore : la toccata (en Fa majeur) (pour orgues) de Charles Marie Widor que j’essaye de jouer (comme je peux) sur ce même clavier arrangeur.
À partir de la neuvième mesure, je constate pour simplifier que le pédalier fait entendre la tonique de l’accord (tout en soutenant aussi la mélodie par alternance de 2 octaves).
Au sujet de l’orgue, j’ai entendu parler de Bourdon sans trop savoir de quoi il s’agit !
3)
Je prends un autre cas qui m’intrigue, « Dans les steppes de l’Asie Centrale » de Borodyne.
On a l’impression d’entendre toujours la même note de fond, probablement la tonique de la tonalité qui donne cette impression de pays étranger lointain, peut être écrasé par un soleil de plomb.

Quel est le statut de ce type de note basse de fond d’orchestre par rapport à l’ensemble harmonique du morceau ?
Je vous remercie de m’aider à trouver la note de pédalier que je dois choisir pour accompagner les morceaux que je joue au clavier.
Sylvie


Par Jean-Louis Fabre, écrit le 25/05/2016 à 10h59
Bonjour,
en ce qui concerne le pédalier, je pense qu'il peut jouer le rôle de la contrebasse de l'orchestre, à savoir doubler la partie de basse des violoncelles une octave plus bas. Par conséquent il ne me semble pas judicieux de lui confier les fondamentales des accords. Dans le cas d'un accord de septième de dominante par exemple à l'état de premier renversement, la doublure à l'octave grave est la basse et non la fondamentale qui changerait vraiment l'écriture, et gommerait le caractère mélodique de la sensible à la basse.
En ce qui concerne votre question sur le bourdon, n'étant pas organiste, je ne voudrais pas me lancer dans des explications dont je n'ai pas réellement la maîtrise. Dans un sens général, le terme bourdon est souvent entendu dans le sens de pédale. Mais ici, pour l'orgue il convient de ne pas simplifier et bien prendre en compte le sens de bourdon pour les organistes. Je pense que sur internet on trouve assez facilement la documentation nécessaire.
Dans Borodine, on entend longtemps au début le mi joué dans les aigus, il s'agit de la dominante tenue. Ce n'est pas à proprement parler une pédale. Elle est remplacée plus loin, je crois quand arrive le deuxième motif, par la tenue de tonique. L'effet de ces notes tenues est en effet saisissant et évoque bien la monotonie du paysage. Ce ne sont pas pour autant de vraies "pédales".
Il n'est pas facile de trop développer par écrit les explications et multiplier les exemples. Je suggérerais peut-être par la suite d'utiliser Skype pour plus de souplesse dans les réponses nécessitant une réponse un peu plus subtile.
J'espère néanmoins vous avoir apporté quelques lumières, si modestes soient-elles.
Bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par Balbino, écrit le 23/04/2016 à 07h42
Merci beaucoup pour cette merveilleuse école.
Par benoit, écrit le 18/03/2016 à 10h15
bonjour et merci pour la qualité de votre travail.
Ma question porte sur l'accord de 7ème diminuée à l'état de renversement chiffré +2 enchainé à l'accord de 7ème de dominante à l'état fondamental.
Pour une écriture à quatre voix, en do mineur. On considère que l'accord de 7ème de dominante à l'état fondamental est privé de sa quinte ré. Dans l'accord +2 vers quelle note se dirige alors le ré? ( vers le sol?)
Ou alors pourrait on avoir les mouvements suivants : ré........fa
si........si
fa........sol
lab........sol

Merci.
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 21/04/2016 à 13h55
bonjour,
vous avez raison de poser cette question. En effet, par cette opération on se retrouve avec un accord de septième de dominante un peu ...encombrant, car complet.
Le premier objectif de mon exposé était, une fois n'est pas coutume, un peu théorique. Il s'agissait pour moi d'établir le lien entre la septième diminuée et la septième de dominante, montrant par là la parenté entre un accord +4 et un accord +4/b3, et ce afin de rendre particulièrement évident cette parenté et donc la simplicité du chiffrage des renversement de la 7ème diminuée.
Par ailleurs, dans l'écriture, si on trouve l'enchaînement +2 puis la 7ème de dominante à l'état fondamental, alors l'accord de 7ème est complet, je ne pense pas qu'il faille chercher à se débarrasser du ré, car alors on perd la simplicité de l'enchaînement.
On se retrouve dès lors avec cet accord complet, et on est dans la situation que j'appelle "cadence B" ou bien dans la situation de l'enchaînement type cadence rompue. Il m'est difficile dans ce cadre quelque peu étroit de redévelopper ces notions. J'envisagerai peut-être par la suite des réponses aux questions par Skype, qui me permettrait d'être plus complet.
J'espère vous avoir néanmoins apporté des éléments de réponse.
Encore merci de votre intérêt pour les vidéos
bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par apprenti sorcier, écrit le 01/02/2016 à 00h25
dans le dernier exemple au lieu d'écrire la septième diminuée fa dièse, mib, la, do , n'aurait on pas pu écrire la septième fa dièse, ré, la, do ?
merci
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 10/02/2016 à 20h15
Bonjour,
n'oubliez pas de préciser la minute dans la vidéo, car il est parfois difficile de retrouver l'endroit précis. Merci.
Oui bien sûr, au lieu du mib, la septième diminuée, on pourrait avoir la sixte ré. Mais en général, dans cet enchaînement, on a plutôt le mib, ce qui donne un ténor plus linéaire. C'est ce qu'on trouve dans de nombreux chorals de Bach par exemple.
D'une manière générale, l'accord de septième diminuée et l'accord 6,5 barré sont équivalents.
Bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par geno, écrit le 13/12/2014 à 10h59
Encore un excellent cours! Je prépare l'agrégation et étais désespérée pour progresser en harmonie. Vos cours sont d'une clarté et d'une cohérence exceptionnelles! Je vous remercie infiniment. Je vais essayer de tout assimiler avant les écrits du 27 janvier! Puis, il faudra que je me concentre sur les styles de Montéclair/Clérambault et Beethoven (au programme de l'agrégation interne cette année) Je m'empresse de regarder l'unité 10.
Par Jean-Louis Fabre (gradusadparnassum.contact@gmail.com), écrit le 16/12/2014 à 19h27
Bonjour,
merci infiniment pour votre courriel! Je suis très heureux de contribuer à la progression d'étudiants et musiciens.
A propos de Montéclair, Clérambault et Beethoven, je suis bien curieux: de quel type d'épreuve s'agit-il ? L'étudiant doit assimiler leur style de manière faire un "devoir " d'écriture en loge, ou bien s'agit-il de préparer et rendre un texte écrit dans ces styles?
Quoiqu'il en soit je vous souhaite bonne chance, bon courage et bon travail! Tenez-moi au courant !
Bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par geno, écrit le 16/12/2014 à 21h59
Merci beaucoup pour votre réponse.

L'épreuve d'harmonie pour l'agrégation interne consiste à harmoniser un chant donné de 16 mesures environ:

-pour voix (c'est la partie donnée avec un texte), dessus (flûte ou violon) et basse continue (basse avec chiffrage) dans le style des cantates de Clérambault et Montéclair.

-ou pour le 2ème sujet possible, la partie donnée sera une partie de violon à harmoniser pour piano dans le style des sonates pour violon et piano de Beethoven.

Vos cours me sont extrêmement utiles car ils me (re)donnent les principes fondamentaux et me guident d'une manière très rassurante dans l'écriture et grâce à tous les exemples m'aident à faire un véritable travail d'écoute intérieure. J'ai conseillé vos cours à plusieurs personnes qui présenteront aussi le concours en janvier.
Je regrette seulement de ne pas avoir commencé plutôt à les suivre car ils m'auraient été bénéfiques pour aborder ensuite des textes dans le style des compositeurs au concours.

Merci encore et bravo pour votre maîtrise et votre musicalité.

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