Gradus ad Parnassum - Cours d'écriture musicale
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Unité 2.3 - La gamme mineure - Partie 3

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Dernière partie consacrée au mineur, et plus particulièrement aux gammes mineures mélodiques ascendante et descendante. Est d'abord montrée la fameuse seconde augmentée, caractéristique du mineur harmonique entre les degrés VI et VII, et point de départ à l'explication des mineurs mélodiques. Cette unité se conclue sur un exercice sur les mineurs mélodiques.

- 0:00 : présentation ; analyse de la gamme en pentacorde- tétracorde supérieur ; exemple avec un sujet de fugue de Bach ;
- 16:48 : autre exemple tiré du "clavier bien tempéré" ;
- 21:36 : le tétracorde supérieur de la gamme mineure mélodique, forme ascendante et descendante ;
- 32:13 : exercice sur les tétracordes mélodiques ascendants et descendants ;
- 44:14 : récapitulatif de la gamme mineure mélodique ;
- 48:12 : bilan des 4 formes possibles d'une gamme: majeur- mineur harmonique - mineur mélodique ascendant - mineur mélodique descendant.

2 commentaire(s)

Par Damien, écrit le 28/11/2015 à 11h05
Bonjour,
Merci infiniment pour vos cours et votre projet. C'est clair, passionnant et je me réconcilie avec l'harmonie !
Concernant le mineur mélodique ascendant et le mineur mélodique descendant, une petite question que vous aborderez peut être plus tard : dans un air à deux voix, dont l'une "monte" et l'autre "descend", il risque d'y avoir des dissonances entre la sixième altérée ou non et la sensible altérée ou non. Comment cela est il traité dans la musique occidentale ? Y a t il une règle générale ?
Merci.
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 08/12/2015 à 18h44
Bonjour,
en effet, la question de la simultanéité des deux formes (mélodique ascendant et mélodique descendant)se pose parfois. On peut dire dans un premier temps que ces cas sont rares. Ils existent cependant, mais presque toujours il s'agit du VIIème degré bas du mélodique descendant au soprano frottant avec la sensible présente dans l'harmonie. Ainsi, en la mineur, on peut trouver l'harmonie de dominante, dans son état de premier renversement, sol# si mi, avec un soprano où le sol bécarre du mineur mélodique descendant apparaît furtivement. On en trouve un exemple dans la sonate de Beethoven dite "la tempête", aux mesures 43 à 46 du dernier mouvement: la main gauche joue sous forme de "basse d'Alberti" l'harmonie sol# si ré mi, tandis que la main droite exécute des mordants avec le fa, donc fa sol fa. Ici donc le sol bécarre très bref du mordant coexiste avec le sol# de la basse. Il n'y a pas à proprement parler de règles d'écriture dans ce domaine. Disons simplement que le sol# est note réelle du mineur harmonique, tandis que le sol bécarre est lui, bien une note mélodique. Cette rencontre sol#/ sol bécarre est à l'origine des accords "majeurs-mineurs que l'on trouve au XXème siècle chez Stravinsky et Bartók.
(début du "sacre du printemps, mélodie de type mineur au basson avec do bécarre, et première note de cor: do#, sous-entendu accord de la majeur la do# mi avec mélodie avec do bécarre, mais au-dessus et pas en-dessous. Par ailleurs, je pense dans le 2ème quatuor de Bartók, accord de la majeur avec mélodie mi la si do bécarre).
On trouve ces rencontres dans des traditions populaires, je ne pense pas me tromper en disant que dans le "flamenco" (j'utilise ici le terme dans un sens assez vague j'en conviens), on trouve la mélodie chantée par le chanteur, en mode de mi : mi fa sol la etc.... avec un accord répété de mi majeur; on a ici l'élément harmonique mi sol# si avec l'élément mélodique phrygien qui possède le sol bécarre, finalement , même chose que chez Beethoven.
J'espère vous avoir apporté des éléments de réponse. Dans le futur, je traiterai peut-être cette question de manière plus approfondie. Un grand merci pour votre remarque, c'est en effet un aspect à ne pas négliger.
Bien cordialement
Jean-Louis Fabre

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