Gradus ad Parnassum - Cours d'écriture musicale

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Unité 1.1 - La réalisation à 4 voix de l'accord



Première unité du chapitre 2 d'introduction générale à l'harmonie. Cette vidéo est consacrée à l'étude de l'accord parfait sous sa forme "réalisée" à quatre voix, sa mise en pratique musicale réelle, utilisable dans les enchaînements.Thèmes abordés : définition des voix et de leur étendue, définition des systèmes d'écriture (quatre parties vocales, quatuor à cordes, deux portées du piano), tour d'horizon des différentes positions de l'accord à l'état fondamental, distinction entre positions serrées et larges, question de la doublure de la fondamentale.

16 commentaire(s)

Par Abkhaze, écrit le 23/03/2018 à 11h13
Bonjour Mr Fabre. Je me régale toujours au suivi de vos cours. Cependant, j'aurais aimé, avant de passer aux videos suivantes, pouvoir suivre les TD concernant le premier grand chapitre de "révision". Apparemment, il y a un souci avec YouTube pour ces vidéos payantes. Pouvez-vous me dire si les exercices que vous présentez dans vos deux livres parus (intervalles gammes et harmonie) ont quelque équivalence avec les TD? Merci à vous et encore bravo!
Par Benoit, écrit le 02/02/2018 à 18h56
Bravo.
Merci pour la clarté des explications et la réalisation de cette série de vidéos qui promet d'être passionnante!
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 03/02/2018 à 06h15
Merci pour votre commentaire, je me réjouis que ces vidéos puissent être utiles.
Bon travail!
Jean-Louis Fabre
Par Georges, écrit le 25/01/2018 à 02h58
Bonjour
je suis particulièrement intéressé par votre petite digression en fin de cours sur la résonance naturelle. Je me souviens m'être intéressé déjà à la construction de la gamme à partir d'un monocorde pour comprendre la construction du cycle des quintes en faisant vibrer à chaque fois le tiers de la corde précédente ( grosso modo un tiers, compte non tenu de l'imperfection vraisemblable de notre outil arithmétique qui a fait que la gamme a du être tempérée pour être utilisable ?). Je voulais savoir s'il existe aussi une relation mathématique reliant entre elles les notes successives de la résonance naturelle ?
Par Julian Moreira (gradusadparnassum.contact@gmail.com), écrit le 30/01/2018 à 12h12
Bonjour et merci de votre intérêt !
À vrai dire ces notions, bien que très intéressantes, dépassent un peu le cadre de Gradus, dans la mesure où nous sortons de la musique pour rentrer dans l'acoustique, la mécanique vibratoire de façon plus générale.

Je ne peux pas répondre en détails à votre question, cela nécessiterait de longs développements d'ordre technique, et il me faudrait moi-même bachoter d'anciens cours, qui sont désormais des souvenirs de plus en plus lointains...
Je peux simplement vous dire "oui", il existe bien une relation mathématique qui relie entre elles les notes successives de la résonance naturelle. Quand une corde (ou tout système rigide) vibre, on lui attribue fréquence, la fréquence fondamentale, c'est le son qu'on entend principalement. Mais en réalité, le son est plus complexe que ça, constitué de plusieurs ondes simples superposées, ce qu'on appelle les partiels, ou la résonance naturelle en musique. Ces partiels entretiennent une relation avec la fréquence fondamentale. Dans le cas particulier des instruments de musique, les matériau employés ont ceci de spécial que les partiels sont des multiples entiers de la fréquence fondamentale (on les appelle alors des harmoniques) : dans le cas d'une corde par exemple, si la fréquence fondamentale, ou 1er harmonique, est un "la" à 440Hz, alors le 2ème harmonique est un "la" à 2*440=880Hz, le 3ème est un "mi" à 3*440=1320Hz, le 4ème est un "la" à 4*440=1760Hz, etc.
Les cuivres ont la particularité de n'avoir que les harmonique impaires (f, 3*f, 5*f, etc.). Une cloche, à cause de sa grande rigidité, n'a pas d'harmonique, mais simplement des partiels (ce ne sont pas des multiples entiers de la fréquence fondamentale), raison pour laquelle on entendra une tierce mineure dans sa résonance naturelle (1,2*f). Chaque type d'instrument à ses particularités.

J'espère que cela répond quelque peu à votre question.

Julian Moreira
Par Balbino, écrit le 10/04/2016 à 05h52
Je vous remercie pour votre grande classe.
Par Georges, écrit le 14/03/2016 à 13h28
Bonjour,

Dans la série des remarques et classifications qui permettent de fixer les choses et en tout cas de peut être mieux se les représenter : on observe que chaqune des positions permet d'écrire un accord parfait dans l'un de ses 3 états. En effet, si l'on omet la basse qui reste inchangée :
- La position tierce au soprano
Serrée = le 2° reversement (6/4)
Large = l'état fondamental (5)(étant entendu que l'on saute une note à chaque fois)
- La quinte au soprano
Serrée = l'état fondamental (5)
Large = 1° renversement (6)
- La fondamentale au soprano
Serrée = 1° renversement (6)
Large = 2° renversement (6/4)

Cordialement,

Georges
Par Jean-Louis Fabre, écrit le 21/04/2016 à 18h08
Bonjour,
oui, vous avez parfaitement raison. C'est à partir de ces mille remarques, petites et grandes, que petit à petit la notion devient vraiment familière et maîtrisée.
Merci de votre contribution!
bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par Amir, écrit le 05/08/2015 à 14h33
Bonjour
Merci mille fois pour vos vidéos qui sont très riche , votre pédagogie est vraiment remarquable .
Dans la première mesure du divertimento de Mozart en Ré majeur (K.136/125a) on voix la position du premier accord avec un intervalle plus d'une octave (dixième)untre violon II (alto) et violon I (soprano) .
Pouvez vous m'expliquer
cette position?
Désolé de mon français !
Merci à vous


Par Jean-Louis Fabre, écrit le 13/08/2015 à 13h11
Bonjour,
un grand merci pour l'intérêt pour vous portez aux vidéos.
Votre remarque est en effet très légitime. On m'a plusieurs fois adressé cette remarque, et je me l'étais moi-même faite il y a maintenant fort longtemps.
Il faut bien comprendre que dans l'écriture à quatre voix égales (comme dans un choral de Bach par exemple) et surtout dans une situation d 'apprentissage, la rigueur est absolument indispensable. Il serait vraiment très mauvais de s'autoriser par exemple une dixième entre alto et soprano, car dès lors, tout serait possible, alors qu'on cherche une cohérence d'écriture y compris dans l'espacement des voix.
Par contre, et ceci est également très important, dans l'écriture instrumentale (quatuor, piano), comme c'est le cas dans l'exemple que vous donnez, la liberté est beaucoup plus grande, mais ce n'est pas seulement une question de liberté, c'est aussi un des aspect de l'écriture. Quand on écrit à quatre voix, on attribue à chaque voix un statut égal, même si parfois le soprano est privilégié, ou parfois la basse ou même les voix intermédiaires. Tandis que dans le début du divertimento en Ré majeur, les trois parties (violoncelle, alto et violon II) ont vraiment un statut très différent du premier violon. Mozart confie aux trois parties du bas l'harmonie dont l'écriture est en accords répétés, tandis que le violon I, lui, est complètement "en dehors", il chante en valeurs plus longues, il pourrait d'ailleurs dans une symphonie être doublé à l'octave supérieure par une flûte, il est vraiment très à part des autres voix, son timbre à l'exécution doit d'ailleurs doit d'ailleurs être beaucoup plus timbré que les autres instruments. Tout ceci contribue à le distinguer et son "éloignement" du reste du groupe confirme sa particularité. Comme vous le voyez, on est loin de strict travail d'écriture à quatre parties égales, qui demande une vraie maîtrise et qu'il faut donc travailler avec beaucoup de rigueur.
J'espère avoir répondu à votre question.
N'hésitez pas à me solliciter en cas de doute.
Bon travail!
bien cordialement
Jean-Louis Fabre

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