Gradus ad Parnassum - Cours d'écriture musicale
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Unité 7.2 - Précisions sur la septième de dominante - Vidéo pratique

Exemple à partir du début du mouvement lent de la sonate pathétique, opus 13 de Beethoven.

Sources

Beethoven - Sonate pathétique n°13, op.8, mouvement 2
- source audio : http://www.youtube.com/watch?v=1FP7NosLxkw
- interprète : Vladimir Ashkenazy
- source partition : http://javanese.imslp.info/files/imglnks/usimg/1/14/IMSLP51718-PMLP01410-Beethoven_Werke_Breitkopf_Serie_16_No_131_Op_13.pdf

6 commentaire(s)

Par Amir, écrit le 10/05/2016 à 07h48
Bonjour
J’ai une question qui concerne encore une fois le même enchaînement que vous avez expliqué dans le commentaire précédent.
Les accords sont « sol,mib,sib,mib » et « fa,lab,do,lab » .
Vous avez dit « Notons que la doublure fa au ténor au lieu du lab était moins bonne car il y aurait eu deux quintes consécutives ténor alto: mib sib puis fa do »
Mais comment on peut expliquer l’octaves consécutives qu’il y a entre ténor et soprano? (mib,mib puis lab,lab)
Merci à vous

Par Jean-Louis Fabre, écrit le 25/05/2016 à 11h35
Bonjour,
vous avez raison en effet, en faisant entendre simultanément toutes les voix, il y a octaves consécutives ténor soprano. Et donc, mon explication n'est ici, c'est vrai, pas tout à fait pertinente, merci de l'avoir noté... Le lab du ténor au lieu d'un fa est meilleur pour d'autres raisons, plus profondément musicales: l'écriture de l'accord du VIème degré avec sa doublure de tierce est vraiment belle, plus légère, et d'ailleurs très courante, et puis le lab est en quelque sorte une préparation de la septième, le lab étant la septième de l'accord sib ré bécarre fa lab, emprunt à la tonalité de mib majeur. Dans cette écriture où le ténor et l'alto sont écrits en doubles croches, il est vrai que la stricte observance des octaves consécutives est un peu "gommée", l'octave lab ténor alto n'étant pas vraiment simultanée, elle devient possible et encore une fois le fa au ténor aurait été lourd. Cela fait partie des petites licences possibles dans cette écriture.
Merci pour votre remarque.
Bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par Balbino, écrit le 19/04/2016 à 04h31
J'ai très hâte quand je ne peux pas rester dans leurs classes.
Merci beaucoup.
Par benoit, écrit le 14/12/2015 à 18h26
merci pour ces cours passionnants que je suis avec assiduité.
Je n'arrive pas à identifier l'accord fa lab do lab ( celui précédent l'accord de dominante +6 qui introduit la modulation en mib)
Si il s'agit bien d'un accord de fa à l'état fondamental, pourquoi est-ce la tierce lab qui est doublée et non pas la fondamentale fa?
Autre question, toujours dans la même mesure, la basse du 2ème accord est la sensible sol. Pourquoi cette sensible ne se dirige pas vers la tonique lab?
merci.
Par jean-Louis Fabre, écrit le 03/01/2016 à 20h34
Bonjour,
ne vous étonnez pas de cet accord. Il s'agit bien de l'accord de fa mineur, fa lab do. Certes il double sa tierce, mais cette écriture de l'accord parfait à l'état fondamental avec doublure de tierce est assez courante. Vous la retrouverez à plusieurs reprises dans le troisième chapitre. Je vous en donne deux exemples qui me passent par la tête: premier accord, mi majeur, de la sarabande de la suite française en Mi majeur de Bach, 4ème accord de la Chaconne en ré mineur pour violon seul.
Ici, cet accord de fa mineur est à la fois accord du VIème degré de lab majeur, et IIème degré de mib majeur: c'est un accord pivot. Notons que la doublure fa au ténor au lieu du lab était moins bonne car il y aurait eu deux quintes consécutives ténor alto: mib sib puis fa do.
Par ailleurs, certes la sensible est une note à mouvement obligé, vous avez raison de le signaler. Mais ici , on a une simple descente de la basse lab sol fa fa mib, motif assez courant et il faut le connaître. On le trouve souvent à trois voix, avec basse, en ut majeur, do si la et au soprano, l'arpège de tonique mi sol do, où le do au soprano est donc la tierce de l'accord du VIème degré comme ici. Je vous en donne un exemple dans l'opéra " la clémence de titus " de Mozart, le duo en la majeur " ah perdona al primo affetto..." et je crois également dans le trio des " trois dames " dans la Flûte enchantée, il conviendra de vérifier, je le dis de mémoire. C'est un très bel enchaînement et il vaut la peine d'être observé.
J'espère vous avoir éclairé
Bien cordialement
Jean-Louis Fabre
Par benoit, écrit le 10/01/2016 à 12h04
merci pour toutes ces précisions et bravo pour votre travail.
cordialement

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